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Sur le chemin de la transition écologique

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trait_union.jpg, par Csquassina

Les impacts écologiques, sanitaires, sociaux du développement humain nécessitent une réponse forte de la part des collectivités, qui jouent un rôle majeur pour les maîtriser, les réduire et proposer de nouveaux modèles de développement. La réduction drastique de notre empreinte

écologique, de notre prédation des ressources naturelles et le respect des équilibres de biodiversité s’imposent aujourd’hui pour permettre à chaque génération de vivre la ville de manière épanouie, éco-responsable et citoyenne.

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transition.png, par Csquassina

Dans un cadre de vie unique apaisé et à taille humaine, la préservation de la qualité de vie passe par l’adaptation du territoire aux effets du changement climatique. La Ville de Cahors s’engage sur le chemin de la transition écologique :  notre territoire se veut être exemplaire en matière de sobriété et d’efficacité énergétiques, d’amélioration de la qualité de l’air, de développement des énergies renouvelables, de réduction des émissions de gaz à effet de serres et de préservation de la biodiversité.

Nature en ville, mobilités actives, biodiversité, réduction des déchets, confortement du bio et des circuits courts dans les cantines, découvrez comment la Ville de Cahors et le Grand Cahors répondent aux défis de la transition écologique en adoptant une vision partagée avec les citoyens.

>>> Une transition construite avec les citoyens

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reunion_123rf.jpg, par Csquassina

La désignation d’un adjoint au maire en charge de la transition écologique et de la participation citoyenne et d’un conseiller municipal délégué à la démocratie participative est le marqueur d’une volonté de préparer les lendemains en plaçant Cahors sur le chemin de la transition.

La décennie 2020-2030 est cruciale pour transformer nos modes de production et de consommation, pour structurer nos réflexions et nos projets selon des besoins adaptés au territoire. Pour mieux définir ces besoins, le développement de la participation des citoyens est indispensable. Elle vise à associer les habitants et les acteurs locaux dans la co-construction des projets mis en place en faveur de la transition écologique.

Ainsi, au printemps 2021, la future commission extra-municipale du temps long garantira la prise en compte des questions écologiques, sociales et climatiques dans les projets de la Ville. Composée de 11 citoyens volontaires, de 11 acteurs de la société civile et de 11 élus, la commission extra-municipale examinera également les propositions issues des appels à projets citoyens.

>>> Une plus grande efficacité énergétique pour une meilleure gestion des consommations d’énergie

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2007_ruechateauroi-4.jpg, par Csquassina

La consommation d’énergie de la Ville de Cahors et du Grand Cahors atteint 22 GWh, soit l’équivalent de la consommation d’électricité de 7 200 foyers (hors-chauffage). Ces consommations amènent des dépenses annuelles supérieures à 1,2 million d’euros pour les deux collectivités.

L’efficacité énergétique et la sobriété des consommations, au-delà de la réduction de l’impact climatique, conduisent à réduire la dépendance des finances publiques aux dépenses énergétiques du patrimoine.

7,8 millions d’euros ont ainsi été mobilisés entre 2014 et 2020 pour procéder à la rénovation énergétique des bâtiments publics et à leur adaptation aux usages (équipements sportifs et culturels, espace Clément-Marot, groupes scolaires, etc.), avec le soutien de l'Europe (FEDER), de l'État (TEPCV et DETR) et de la Région Occitanie*. La rénovation et l’adaptation à l'usage des bâtiments publics vont se poursuivre plus fortement encore afin d’optimiser et de réduire les consommations d’énergie. Dans un premier temps, un système de gestion centralisée des bâtiments est déployé sur l’ensemble du patrimoine, accompagné d’un suivi énergétique des consommations. Un plan de rénovation du patrimoine sera progressivement mis en œuvre.

En parallèle, la politique de rénovation de l’éclairage public se poursuit : 1 284 points lumineux ont été rénovés en LED entre 2014 et 2020 dans l’ensemble des rues du secteur sauvegardé et dans les quartiers (Terre-Rouge, plaine Saint-Namphaise, lotissement de Bégoux, Lacapelle, Les Ramonets). 95 % des lanternes du Secteur Sauvegardé, désormais dénommé Site Patrimonial Remarquable, ont été changées, représentant un gain énergétique de 55 %, soit 18 000 € d'économie annuelle. Plus ponctuellement, afin de tendre vers la sobriété des réseaux, un dispositif d’éclairage à LED fonctionnant grâce à des panneaux solaires a également été installé sur le parcours des joggers du stade Lucien-Desprats. La Ville et le Grand Cahors ont entamé une étude approfondie afin de poursuivre de manière plus significative encore la rénovation de l’éclairage public, de réduire drastiquement les consommations et de favoriser la préservation de la biodiversité nocturne : extinctions temporaires, remplacement des luminaires par des LED et diminution de la puissance dans certaines zones.

*Réhabilitation du gymnase du Petit Cabessut financée par Europe (FEDER : 89 590 €), Etat (TEPCV et DETR : 197 337 €), Région Occitanie (10 150 €). Projet cofinancé par le fonds européen de développement régional

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fds_europeen_feder_1.png, par Csquassina

>>> Renforcer la performance énergétique du bâti ancien et reconstruire la ville sur la ville

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batimentdemonstrateur.jpg, par Csquassina

Le 25 novembre 2020, le Grand Cahors a reçu le Prix Énergie et Environnement du Grand Prix des maires RMC, pour le projet du bâtiment démonstrateur de la rue Saint-James et pour sa stratégie déployée en faveur de la performance énergétique du bâti ancien dans le cadre du programme global Enerpat (Energie et Patrimoine). Ce projet de recherche consacré à l’éco-restauration du bâti ancien pour en améliorer sa performance énergétique permet de contribuer aux objectifs de la transition énergétique. En effet, il contribue à ramener des habitants au cœur de ville en proposant une offre de logements adaptée et à renforcer la filière locale, notamment dans la production de matériaux biosourcés. Le projet du bâtiment démonstrateur s’est accompagné, entre 2015 et 2020, du versement de 52 primes Enerpat à l’éco-restauration, à hauteur de 2 000 €, destinées aux propriétaires occupants et aux bailleurs engagés dans un projet de réhabilitation de leur logement.

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2012_chateauroi_renov-2.jpg, par Csquassina

La Ville de Cahors et le Grand Cahors ont choisi de limiter l’étalement urbain, consommateur en espace et coûteux pour l’environnement, en privilégiant la réhabilitation du bâti et la régénération du foncier en menant une opération favorisant la reconstruction de la ville sur la ville. Le prolongement depuis 2020 de l’Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat Renouvellement Urbain (OPAH-RU) à Cahors et la mise en place de l’OPAH-RU multisites dans plusieurs communes de l’Agglomération (Catus, Bellefont-La Rauze, Douelle, St-Géry-Vers) ont déjà permis de réhabiliter plus de 700 logements depuis 2015, dont 100 logements sortis de vacance, et d’améliorer le confort thermique et la qualité de vie de ceux qui les occupent.

Afin de lutter contre la précarité énergétique, la Ville accompagne les projets de réhabilitation énergétique des résidences d’habitat social de la Croix-de-Fer, de Sainte-Valérie, de Valentré et de la gare, engagés par Lot Habitat.

>>> Cahors, un territoire engagé pour la nature

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Le programme Territoires engagés pour la nature vise à faire émerger, reconnaître et valoriser des plans d'actions en faveur de la biodiversité. La Ville de Cahors a été labellisée en décembre 2020, pour trois années, à travers trois engagements concrets :

  • la réalisation d’un inventaire communal de la biodiversité faune/flore participatif permettant d’adapter les pratiques compte tenu des équilibres biologiques et des impacts du dérèglement climatique sur notre territoire
  • la mise en place d’actions de sensibilisation de l’impact de nos pratiques à travers une agora d’agriculture urbaine et des espaces urbains de production alimentaire et de sensibilisation à la biodiversité
  • la valorisation des espèces florales sur les cheminements et l’esplanade du Mont Saint-Cyr
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2007_moutonscroixfer-24.jpg, par Csquassina

Le fauchage tardif, l’éco-pâturage en ville et les actions menées au sein de l’Espace naturel sensible du Mont Saint-Cyr (chemins d’accès, belvédère, pâturages itinérants) sont des exemples emblématiques d’actions permettant de protéger et de valoriser la biodiversité.

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À ce plan d’actions s’ajoutent des mesures à venir en faveur du retour de la nature en ville : désartificialisation de l’ancienne laiterie (fin d’année 2021), réaménagement du parc Tassart en confortant sa vocation paysagère et son caractère de poumon vert en centre-ville (fin 2021- début 2022), multiplication des plantations d’arbres à chaque opération de réaménagement des espaces publics, etc.

>>> Vers une gestion durable des déchets

La Ville s’engage afin de favoriser les bonnes pratiques en matière de tri sélectif et de compostage.

Pour cela, elle entend adapter les corbeilles publiques afin qu'elles permettent le tri sélectif : la première étape de l’implantation des corbeilles a été lancée dès le mois de décembre 2020, au stade Lucien-Desprats, au complexe aquatique Divonéo et au complexe sportif de Cabessut.

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2006_conposteur-13.jpg, par Csquassina

Afin de rendre possible le compostage pour les habitants des immeubles collectifs, l’implantation de composteurs collectifs, dans les parcs de la ville ou en pied d’immeuble des résidences, se déploie. Une première étape a d’ores et déjà été réalisée dans le square Olivier-de-Magny, pour le quartier de la Daurade.

La Ville s’engagera également dès 2021, au côté des acteurs des déchets départementaux comme le SYDED, en faveur du déploiement d’actions pour le « zéro déchets ».

Retrouvez davantage d’informations sur la gestion des déchets en cliquant sur la carte interactive des déchetteries et des infrastructures de recyclage et de collecte des déchets.

>>> Consommation locale et responsable : les actions en faveur de l’autonomie alimentaire et des circuits courts
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lamouline.jpg, par Csquassina

Le respect des sols, de la biodiversité et de la santé des consommateurs implique de s’engager vers une alimentation davantage localisée. L’agriculture et l’alimentation constituent un des piliers de l'économie locale et un élément majeur de l’équilibre rural-urbain. La crise sanitaire est venue confirmer la nécessité de renforcer la résilience du système alimentaire et l’importance de relocaliser l’agriculture et l’alimentation. 

Dans le cadre du projet alimentaire de territoire formalisé en février 2018, le Grand Cahors entend inverser la déprise agricole, retrouver une culture maraîchère de qualité (agro-écologie, valeur nutritionnelle, etc.), offrir des débouchés variés et sensibiliser les consommateurs d’aujourd’hui et de demain. Son objectif principal est le soutien au développement d’une filière maraîchère bio en Vallée du Lot afin de permettre l’accès à des produits locaux et de qualité au plus grand nombre. Des initiatives communales contribuent également à la réimplantation des maraîchers sur le territoire.

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rocamadour.jpg, par Csquassina

Dans ce cadre, des Espaces Tests seront progressivement déployés afin de favoriser l’installation de jeunes agriculteurs, de personnes en reconversion, etc. Les jeunes formés disposeront ainsi de moyens (foncier, équipements, accompagnement) permettant la production dans les meilleures conditions. Ce dispositif visera à favoriser l’installation d’agriculteurs, la préservation des espaces et le partage de l’innovation.

La Ville s’engage également vers une augmentation de la part du bio et des circuits courts dans les cantines des écoles, permettant ainsi une amélioration de la qualité, de la traçabilité et de la sécurité alimentaire des repas produits par l’Unité de production culinaire. Elle s’appuie, depuis 2016, sur la légumerie centralisée du Grand Cahors qui a pour but la transformation de fruits et légumes frais, de provenance locale, en produits alimentaires « prêts à cuisiner ».

La collectivité déploie régulièrement des campagnes de communication en faveur de l’achat local.

>>> Des mobilités actives et collectives
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piste cyclable.jpg, par Csquassina

La mobilité des personnes et des marchandises représentent près de 30 % des émissions de gaz à effet de serre en France. Pour le Grand Cahors, le dernier Bilan Carbone® du territoire réalisé par le PETR du Grand Quercy en 2018, indique que le transport des personnes représente à lui seul 28 % des émissions de gaz à effet de serre, auquel s’ajoute le transport des marchandises qui représente 13 % des émissions du territoire. Loin devant le secteur résidentiel (22 %), du tertiaire (11 %) et de l’agriculture (11 %), le transport des personnes et des marchandises représente 40 % du « poids climatique » de notre territoire, soit plus de 10 % de plus que la part nationale.

Réduire significativement ces émissions est un enjeu majeur pour notre territoire. Le développement des transports en commun et la promotion de l’usage du vélo contribuent à la réduction de la présence de l'automobile dans l'agglomération, tant pour fluidifier la circulation que pour solutionner le stationnement.

  • Depuis 2019, 100 % du réseau de bus urbains Évidence est gratuit. Cette gratuité facilite l’usage des transports en commun et lève les freins à son utilisation. Elle s’est accompagnée d’une amélioration de la fréquence de desserte des parkings relais et du centre-ville par la Navette.
     
  • En matière de transport ferroviaire, la Ville de Cahors entend défendre la pérennité de sa gare dotée de connexions multimodales, tant pour le confort des usagers, l’attractivité commerciale et touristique, que pour les enjeux climatiques et énergétiques que représente le train. Dans ce cadre, une augmentation de la desserte en trains express régionaux (TER) de la gare de Cahors a été opérée grâce à l’engagement de la Région Occitanie : quatre allers-retours quotidiens supplémentaires avec Toulouse ont ainsi été obtenus.
     
  • Afin d’inciter les usagers au co-voiturage, des aires gratuites dédiées sont accessibles route de Toulouse et Combe du paysan.
     
  • Parallèlement, des bornes de recharge pour véhicules électriques ont été installées, avec le Département du Lot, à l’Espace Bessières et allée des Soupirs. En prenant en compte les analyses de l’ADEME et de la Fondation pour la nature et l’homme (FNH), la Ville de Cahors et l’Agglomération s’engagent volontairement dans la transformation progressive de leur parc de véhicules, à énergie thermique vers l’énergie électrique. Cette démarche s’accompagne d’une optimisation de la gestion du parc des véhicules.
     
  • La Ville de Cahors et le Grand Cahors s'adaptent pour favoriser le développement des mobilités actives et particulièrement l’usage du vélo. Les cyclistes trouvent ainsi leur place dans un environnement jusqu'alors conçu en faveur de la voiture : mise en œuvre d’un espace partagé dans toutes les rues du secteur sauvegardé, aménagement d’un cheminement piéton et cyclable le long du Lot (pont Valentré), création d’une voie cyclable et piétonne sécurisée longeant la route de Villefranche à Bégoux, installation de trois garages à vélo sécurisés favorisant les multimodalités.
     
  • En 2020, le déploiement du plan vélo et mobilités actives, co-construit avec les citoyens, permet de donner davantage de place aux mobilités alternatives à la voiture. Une première étape a consisté à expérimenter, avec les usagers, plusieurs aménagements cyclables légers en ville. Parallèlement, afin de développer l’usage du vélo, le Grand Cahors apporte une aide financière aux particuliers, sous la forme d’un chèque vélo pour l’achat d’un vélo à assistance électrique ou d’un vélo classique. La Ville de Cahors accompagne quant à elle les ménages non imposables dans l’acquisition d’un kit de sécurité d’une valeur de 50 €.

A moyen terme, l’ambition est de déployer progressivement des dispositifs visant à faciliter la pratique du vélo et d’envisager des aménagements cyclables plus conséquents en lien avec une évolution du plan de circulation mais aussi avec la future voie verte.