Exposition Marc Petit, d'une rive à l'autre

14
Mai
20
Sept

D’une rive à l’autre évoque cette topographie si particulière à notre territoire. Ce méandre qui constitue un refuge, nid d’éclosion de talents, d’envies et d’expressions. La rive est également une invitation au franchissement et au dépassement. Marc Petit incarne, par son Œuvre et sa trajectoire artistique toutes ces valeurs dont nous sommes si fiers.

Avec 80 sculptures grand format disposées à travers la ville durant 4 mois, ce parcours sera l’occasion de mieux appréhender l’Œuvre de cet artiste qui contribue, par son aura et sa reconnaissance, à véhiculer les couleurs de Cahors, partout en France et à l’étranger. L’expression de ses figures, parfois tourmentées ou en souffrance, suscite l’émotion et la réaction, mais jamais l’indifférence. Elle nous rappelle que cette déchéance corporelle conditionne, pour partie, notre humanité.

A nous de porter, tant que la force et l’espoir nous habitent, un regard renouvelé sur nous-mêmes et sur le monde. À nous de franchir ces rives, réelles et imaginaires, pour accueillir ce que l’art révèle de plus profond en chacun de nous. Ce parcours n’est pas seulement une déambulation artistique : il est une invitation à s’affranchir et à se libérer.

80 sculptures sur 17 sites

D’une rive à l’autre de la boucle du Lot et sous la forme d’une déambulation à travers le centre historique de la ville, l’exposition réunit 80 grands formats sur 17 sites. Du quai Lagrive au pont Valentré en passant par l’Hôtel de Ville et le musée, le public pourra découvrir les œuvres qui ont jalonné le parcours du sculpteur durant ces 20 dernières années.

« Ma sculpture est aride, burinée par le soleil. J'ai l'habitude de dire qu'elle économise l'eau, qu'elle est issue des paysages des Causses du Lot, des terres qui craquellent, des chênes tortueux ». Marc Petit

1- MAISON LAGRIVE 400, quai Lagrive

Inauguré en 2019, ce lieu est un showroom dédié au travail de Marc Petit. Une centaine d'oeuvres y est présentée dans le jardin et la maison.

Ouvert les dimanches et lundis 14h30 à 18h30 ou sur rdv : maisonlagrive@gmail.com ou 07 67 35 57 22

2- PARC OLIVIER-DE-MAGNY rue de la Daurade

La Quarantaine : « L'idée de cette sculpture vint du choc que j'éprouvais lorsque, pour le protéger, je mis mon fils aîné dans un parc d'enfant. Il y avait là, contenu, le sentiment d'une exclusion carcérale que je n'aimais pas, l'espace clos de barreaux évoquant une prison ». MP

Accès libre aux horaires d'ouverture du parc 8h30 - 20h

3- PLACE CLÉMENT-MAROT

L'Ange du Lazaret : (créé en 2008 pour le Lazaret Ollandini- Musée Marc Petit à Ajaccio) : « Mon travail aspire à montrer la réalité du corps et pour cela il m'arrive, pour révéler la vérité de mon sujet, d'apporter des éléments inattendus, des ailes par exemple, qui paradoxalement, rendent plus humaine son image ». MP

4- LE PARVIS 118 118, rue Foch

Dans cet espace sont présentées les œuvres récentes, petits et grands formats.

Ouvert du mardi au samedi 10h à 12h30 - 14h30 à 19h

5- PARVIS HÔTEL DE VILLE 73, boulevard Gambetta

L'Ile bleue : « C'est la difficulté et à la fois la magie de la sculpture de pouvoir modifier la force d'un regard sans toucher à l'oeil, en bougeant simplement le petit doigt par exemple ou comme ce fût le cas pour l'Ile bleue, en apportant une simple mèche de cheveux qui me permit d'équilibrer toute sa composition. J'avais, en une heure et une simple idée, sauvé plusieurs mois de travail ». MP

Accès libre sur l’espace public

6- PARC TASSART Rue Joachim Murat

Les Psaumes : « C'est une photographie d'une momie péruvienne que m'a offerte un couple d'amis cadurciens, qui est à l'origine des trois Psaumes. Comment est-il possible de rendre vivante à ce point l'image d'un mort ? Le squelette ne se déformant pas ou peu, les proportions et l'audace des déformations, qui ont guidé mon travail, ne sont dues qu'au retrait des chairs qui réinvente le corps. Le sujet ne porte plus en lui que le souvenir de ce qu'il fût et c'est dans cette mutation, dans ce passage, qu'il faut trouver la vérité ». MP

Accès libre aux horaires d'ouverture du parc 8h30 - 20h

7- MUSÉE HENRI-MARTIN 792, rue Emile-Zola

Le Sémaphore : « Serge Lorquin m'avait expliqué, lorsque j'avais une vingtaine d'année que, pour ne pas me laisser impressionner et abuser par une pièce de grande taille, il me fallait, pour la juger, l'imaginer réduite et en papier mâché. Qu'est-ce que la grandeur ? Ce n'est donc pas une question de format, le Nijinsky de Rodin est immense malgré ses quelques centimètres... Je crois qu'il faut trouver une alchimie qui résulterait des proportions, d'un juste équilibre entre le contenant et le contenu, le fond et la forme, la liberté et la maîtrise... Entre sculpteurs nous avons l'habitude d'appeler cela 'l'échelle'. Je crois que le Sémaphore a de l'échelle et qu'il faut savoir l'y voir malgré son grand format ». MP

Musée Henri-Martin ouvert du mercredi au dimanche de 11h à 18h

8- COLLÈGE GAMBETTA rue Wilson

Les Gargouilles, Les Epées, Les Onze du Manoir « Le rapport au temps est au centre de cette sculpture, comme une obsession dominante. La relation à l’archéologie et à l’origine de la sculpture est l’un des modes de cette obsession du temps. Mais, s’il est certain que leur état d’apparent inachèvement ou de demi- destruction suggère le passage des millénaires, si la schématisation des figures fait se souvenir de civilisations disparues, la plupart des oeuvres de Petit nous imposent de penser au temps d’une façon encore bien plus sévère et directe ». Philippe Dagen – Critique d'art.

SIte non ouvert au public, à observer de la rue

9- OFFICE DE TOURISME place François-Mitterrand

Mémoire 1 – Mémoire 2 (accumulation de fragments des pièces créées depuis le début de sa carrière) : « La vérité recherchée et produite au travers de mes personnages, comme l’évolution d’une biographie, n’est pas figée, elle se transforme comme une ride qui se creuse. Chaque sculpture est un point d’ancrage dans la réalité d’un moment donné, une sorte de temps arrêté. J’ai besoin de ces bornes, non pour retourner sur mes pas mais pour avoir espoir et confiance dans le cheminement ». MP

Accès libre sur l’espace public

10- ALLÉES FÉNELON

La Source : « J'ai le souvenir, il y a 25 ans, d'une de mes visites à Robert Couturier. A propos d'une sculpture que je lui montrais, il me parla du jeu : « Si c'était moi, je me serais davantage amusé avec ce bras, j'aurais encore plus tordu cette forme, j'aurais donné un peu plus de fantaisie au nez » Puis il s'arrêta et me dit ; « Mais non ! Moi j'ai 96 ans, je suis en âge et en droit de m’amuser ; toi tu es jeune, tu dois travailler. » Matisse disait à ses élèves : « Ne vous trompez pas, on fait les papiers découpés à la fin de sa vie, pas au début ». MP

Accès libre sur l’espace public

11- SQUARE JOUVENEL Allées Fénelon

Les Terra Maïre : « Combien d'heures ai-je passées à régler la pression des mains, je ne sais ? Je voulais m'assurer qu'elles tiendraient le crâne comme on porte un objet sacré, sans trop le serrer mais avec la certitude de ne pas risquer de l'échapper. Je voulais aussi que leur geste, tout en retenue, semble hésiter entre offrande et protection... ». MP

Accès libre aux horaires d'ouverture du parc 8h30 - 20h

12- PLACE BERGON

L'Odalisque : « Je sais, pour l’avoir entendu parfois, que certains trouvent ma sculpture très sombre. Elle l’est sans doute à la première vision, mais si l’on prend le temps de regarder, de nouveaux sentiments peuvent naître... J'espère que mon travail nous invite à nous accepter tels que nous sommes et nous garde du désir trop grand de nous masquer à nous-mêmes. Il souligne la beauté des traces du temps et chacun peut s’y reconnaître s'il est prêt à s'y voir ». MP

Accès libre sur l’espace public

13- ALLÉE DES SOUPIRS

Le Grand Bûcher : « Le bois que j'aime travailler est abîmé, rongé, rogné. J'y trouve une beauté des matières, une trace des strates du temps et, condensée, malgré son apparence, beaucoup de vie ». MP

Accès libre sur l’espace public

14- JARDIN SINDOU Allée des Soupirs

Le Testament : « L'idée de ce groupe m'est venue en 2011 alors que je préparais pour le centre d'art contemporain de l'abbaye d'Auberive ma première rétrospective. J'ai réalisé cet ensemble avec l'envie de résumer toute ma vie, comme s'il me fallait faire à cette occasion un constat de ce qui fût. J'ai choisi pour guider ces travaux les faits les plus marquants qui me soient arrivés depuis ma naissance lors d'un mois de janvier, d'un mois de février, d'un mois de mars etc. Ainsi je modelais douze tondos en terre, ce qui me permit de laisser sur chacun mes empreintes. Ces pièces sont sans aucun doute celles qui m'ont coûté le plus, physiquement et moralement. Même si je crois que tous les sujets ne sont qu'un prétexte à faire de la sculpture, certains sont plus légers que d'autres ». MP

Accès libre aux horaires d'ouverture 8h30 - 20h

15- PONT VALENTRÉ Allée des soupirs

La Chaise : « Si je ne devais garder qu’une chose de l’humanité dans ma sculpture, je ne garderais qu’une ride, l’éliminer c’est occulter la vie». MP

Accès libre sur l’espace public

16- MAISON VALENTRÉ Dans le jardin sous le pont

L'Absinthe : « L'œuvre de Marc Petit n’est ni triste ni violente : elle dit la vie avec cette indéfinissable nostalgie que seuls les Portugais savent exprimer d’un mot intraduisible, cette saudade qui évoque tout à la fois la tristesse, la nostalgie, le regret et la mélancolie : l’écartèlement douloureux de nous-mêmes avec nous-mêmes ». Bernard-Marie Dupont – Médecin généticien – Philosophe

Site non ouvert au public, à observer de la rue

17- HÔTEL DIVONA - BEST WESTERN Avenue André-Breton

Le Clown : « Filiformes et écorchées, les rondes-bosses de Marc Petit, en font l'héritier non seulement d'Alberto Giacometti et de Germaine Richier, mais encore, par leurs gestes absurdes et dérisoires, de Marino Marini [...] Dans cette humanité de peu, les êtres sont en panne, en peine, portent leurs fardeaux et supportent leurs destins, quand la vie plombe et que le bronze libère. En ce vaste purgatoire, Marc Petit dépouille et démasque : ici les rois sont nus, les reines muettes, les frères solitaires et les prophètes de malheur. Ne reste que cela : l'irréductible, le 'presque rien'. Troublant ». Colin Lemoine - Critique d'art

Site non ouvert au public, à observer de la rue

 

Localisation

44.447122167749, 1.4423353170893

Informations pratiques

Adresse

Dans Cahors

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