Histoire - Cahors

Soumis par lsalgues le mar 06/10/2026 - 13:42

Histoire :

Implantée au cœur du territoire des Cadourques, Cahors est fondée vers le début du Ier siècle, sous le règne de l'empereur Auguste (63 av. J.-C. – 14 ap. J.-C.). La cité antique s'étend à l'intérieur d'un large méandre ceinturé par le Lot, à proximité d'une résurgence dédiée à la déesse celtique des eaux souterraines, Divona, qui lui donne son nom de Divona Cadurcorum. Les nombreuses découvertes archéologiques indiquent qu’elle est pourvue d'un aqueduc alimentant fontaines et établissements thermaux, d’un amphithéâtre, d'un théâtre, d'un grand temple circulaire et de plusieurs dizaines de maisons luxueusement décorées de mosaïques. Une nécropole de plusieurs centaines de mètres borde l’axe en direction de Toulouse. Les fouilles récentes attestent d’une importante activité artisanale, comme la production de terre cuite et de toile de lin. La présence de grès de Figeac laisse à penser que le Lot ait pu servir de voie de transport de marchandises.

Détruite lors des invasions, Cahors connaît un bref réveil de 630 à 655 sous l'épiscopat de Didier, un évêque issu de l'aristocratie d'Aquitaine, qui restaure la ville, la protège par des murailles et fonde des établissements religieux.

À partir du milieu du XIIe siècle, la capitale du Quercy connaît un véritable âge d’or : une oligarchie de négociants d’envergure internationale, surnommé les « Caorsins », accapare le pouvoir consulaire, concurrence le pouvoir du seigneur-évêque et reconstruit la ville, offrant aujourd'hui l'image d'un véritable conservatoire de la demeure médiévale. Ce développement se prolonge jusqu’au milieu du XIVe siècle avec la construction de l'emblématique pont Valentré et l'accession au pontificat du cadurcien Jacques Duèze, qui fonde l'Université. Ravagée par la guerre de Cent Ans, Cahors, largement reconstruite dès le XVe siècle, voit naître dans le même temps les poètes humanistes Clément Marot et Olivier de Magny.

Au XVIIe siècle, la Contre-Réforme s’établit solidement dans le chef-lieu du Quercy, grâce à l’évêque Alain de Solminihac qui accueille les Jésuites, fonde le grand séminaire et divers établissements caritatifs. Chef-lieu administratif et judiciaire, la ville accueille de nombreux juristes et clercs qui remanient au goût du jour les maisons médiévales qu’ils occupent.

Concurrencée par sa voisine et rivale Montauban à partir du milieu du XVIIe siècle, Cahors ne retrouve son importance qu'au XIXe siècle, grâce à son statut de Préfecture du Lot et à l'explosion du commerce de son vin. Patrie du républicain Léon Gambetta, la ville s'orne de nombreux bâtiments publics ou privés.

Les deux guerres mondiales offrent leur tribut de morts au combat et de répression. La cité quercynoise s'enrichit au XXe siècle de nouveaux apports de population, tels avant-guerre les italiens et les Républicains espagnols puis les Portugais dans l'après-guerre. De nouvelles constructions « Art Déco » viennent contraster avec la ville médiévale.

Aujourd'hui, Cahors est une ville de 20 159 habitants. Pourvue notamment d’un site patrimonial remarquable (SPR), la ville, réputée pour sa gastronomie et sa vie culturelle, est engagée dans une vaste politique d'étude, de réhabilitation et d'animation de son patrimoine autour du label Ville d’art et d’histoire.

Principaux éléments de patrimoine :

  • Arc de Diane, vestiges des thermes publics de l’antique Divona (MHC).
  • Vestiges du théâtre et de l’amphithéâtre de l’antique Divona (MHC)
  • Pont Valentré (XIVe siècle- MHC, inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des Chemins de Saint-Jacques).
  • Cathédrale Saint-Étienne (XIVe siècle, - MHC, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France).
  • Site patrimonial remarquable de 32 hectares, au riche patrimoine civil et religieux : avec notamment près de quatre cents maisons médiévales, trois églises médiévales, une muraille urbaine, dix-huit édifices ou parties d’édifices MHC, trente-deux MHI et dix sites inscrits.
  • Patrimoine des XVIIe et XVIIIe siècles : ancien collège des Jésuites, ancien palais épiscopal, portes et escaliers ouvragés.
  • Important patrimoine XIXe et XXe siècle réparti sur le territoire de la commune : ancienne station de pompage de Cabazat, patrimoine de l’eau et de la navigation, patrimoine ferroviaire, patrimoine vernaculaire du XIXe siècle, bâtiments officiels, d’enseignement et de loisirs du XIXe siècle, architecture résidentielle de l’Entre-deux-guerres…
  • Musée Henri-Martin (fonds du peintre Henri Martin, importantes collections d’archéologie, beaux-arts et ethnographie).
  • Bibliothèque patrimoniale et de recherche du Grand Cahors (fonds ancien de 40 000 documents dont 4 000 ont trait à l’histoire du Quercy).

Espace naturel sensible

  • Mont Saint-Cyr