Historique :
Implanté à la limite entre causses et Bouriane, le village de Saint-Médard occupe un promontoire surplombant la riche vallée du Vert, affluent du Lot. La paroisse de Saint-Médard, mentionnée dès 1115, relève alors du prieuré bénédictin de Catus, une dépendance qui durera jusqu’au XVIIIe siècle. Au Moyen Âge, la seigneurie est une possession des barons de Luzech, petite baronnie coincée entre les terres de la puissante famille des Gourdon, au nord, et du seigneur-évêque de Cahors, au sud.
La commune, qui s’est appelée au XIXe siècle Saint-Médard-Catus, accueillait alors la vigne sur les hauteurs et des cultures particulièrement florissantes dans la vallée bien irriguée : plantes fourragères, chanvre, tabac, noyers et une grande diversité de fruits et légumes : pêche, cerise, prune, amande et pomme de terre.
La commune accueillait en outre deux moulins à farine et à huile de noix ainsi qu’un moulin à foulon. Aujourd’hui, un riche patrimoine vernaculaire, composé notamment de fermes, de granges, de pigeonniers et de lavoirs, complète l’architecture du village qui accueille aussi un restaurant étoilé.
Principaux éléments de patrimoine :
- Église paroissiale Saint-Médard (XIIe, XVe et XIXe siècles) et son riche mobilier (confessionnal vers 1680 - (MHI), retable baroque polychrome attribué à l’atelier Tournié.
- Manoir du Rouergou (XVIIe – XVIIIe siècles) et sa rare grange à cruck (XVIe siècle) - (MHI).
- Château et belles maisons de bourg (XIXe siècle).
- Hameau de Rostassac (maisons rustiques à bolet, demeures néo-classiques, moulin à farine et pressoir à huile) et riche patrimoine vernaculaire dans les lieux-dits isolés (ferme de Sonnailles, 1859).
- Lavoir et son puits (1954).
- École à bossage de la IIIe République (XIXe siècle)
