- >>> Une plus grande efficacité énergétique pour une meilleure gestion des consommations d’énergie
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La consommation d’énergie de la Ville de Cahors et du Grand Cahors atteint 19,3 GWh. Ces consommations amènent des dépenses annuelles supérieures à 2 millions d’euros pour les deux collectivités.
L’efficacité énergétique et la sobriété des consommations, au-delà de la réduction de l’impact climatique, conduisent à réduire la dépendance des finances publiques aux dépenses énergétiques du patrimoine bâti.
7,8 millions d’euros ont ainsi été mobilisés entre 2014 et 2020 pour procéder à la rénovation énergétique des bâtiments publics et pour favoriser leur adaptation aux usages (équipements sportifs et culturels, espace Clément-Marot, groupes scolaires, etc.), avec le soutien de l'Europe (FEDER), de l'État (TEPCV et DETR) et de la Région Occitanie*.
Face à l’augmentation des coûts de l’énergie et afin de contribuer à l’effort national d’optimisation et de réduction des consommations, la rénovation et l’adaptation à l'usage des bâtiments publics se poursuivent plus fortement encore.
Un système de gestion centralisée des bâtiments est déployé sur l’ensemble du patrimoine de la Ville de Cahors et du Grand Cahors, accompagné d’un suivi énergétique des consommations.
Un plan de rénovation du patrimoine est progressivement mis en œuvre, en témoigne la rénovation énergétique du théâtre municipal, de l’accueil de loisirs sans hébergement (ALSH) de la Croix-de-Fer, de la crèche Gribouille et de l’école élémentaire Jean-Calvet, avec l’aide de l’État dans le cadre du plan national France Relance. L’école élémentaire Jean-Calvet, construite dans les années 1950, est très énergivore, impactant le confort thermique des élèves et du personnel en hiver et en été. La rénovation a permis de réduire de moitié sa consommation énergétique. Les travaux engagés en faveur du théâtre municipal ont eu vocation à mettre en valeur ses façades néo-classiques tout en améliorant l’efficacité thermique du bâtiment. Ces chantiers importants impliquent la mobilisation de 5 millions d’euros aux côtés de l’État dans le cadre du plan France Relance.En parallèle, la politique de rénovation de l’éclairage public se poursuit : 1 284 points lumineux ont été rénovés en LED entre 2014 et 2020 dans l’ensemble des rues du secteur sauvegardé et dans les quartiers (Terre-Rouge, plaine Saint-Namphaise, lotissement de Bégoux, Lacapelle, Les Ramonets). 95 % des lanternes du Secteur Sauvegardé, désormais dénommé Site Patrimonial Remarquable, ont été changées, représentant un gain énergétique de 55 %, soit 18 000 € d'économie annuelle. Plus ponctuellement, afin de tendre vers la sobriété des réseaux, un dispositif d’éclairage à LED fonctionnant grâce à des panneaux solaires a également été installé sur le parcours des joggers du stade Lucien-Desprats.
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La Ville et le Grand Cahors ont entamé une étude approfondie afin de poursuivre de manière plus significative encore la rénovation de l’éclairage public, de réduire drastiquement les consommations et de favoriser la préservation de la biodiversité nocturne : extinctions temporaires entre minuit et 5 h du matin dans certains secteurs (20 000 € d’économies par an), remplacement des luminaires par des LED et diminution de la puissance dans certaines zones. La Ville de Cahors a en effet fait le choix de renouveler complètement l'éclairage public en mobilisant la technologie LED nouvelle génération sur l’ensemble du territoire de la commune. Cette technologie a permis de procéder à des abaissements différenciés selon l'horaire afin d’« éclairer juste » et de réaliser une économie annuelle de 320 000 €. L’investissement sera rentabilisé en à peine quatre ans grâce à l’engagement complémentaire de l’État dans le cadre du plan France Relance.
Toujours dans l’objectif de limiter la pollution lumineuse, la Ville de Cahors a mené une expérimentation en septembre 2022 en partenariat avec la Ligue de protection des oiseaux (LPO), consistant à procéder à une extinction ponctuelle de l’éclairage public des allées Fénelon afin d’observer et de recenser les insectes nocturnes en zone urbanisée. D’ailleurs, une extinction définitive des mâts d’éclairage public sur les allées Fénelon est désormais effective entre minuit et 5 h du matin.En complément, afin de favoriser l’indépendance énergétique du territoire et dans l’objectif d’agir efficacement sur les coûts des consommations, la Ville et le Grand Cahors élaborent actuellement un programme de production d’énergie photovoltaïque. Les toitures des bâtiments publics et les ombrières pourront devenir le support de panneaux photovoltaïques. Depuis 2023, une toiture municipale accueille un outil de production d’énergie. À l’occasion de la rénovation des toitures de l’école Pierre-Ségala, des panneaux photovoltaïques ont été implantés, avant que cette technique soit déployée sur plusieurs points de la ville et du Grand Cahors. L’implantation d’un carport photovoltaïque a été concrétisé sur le parking du bâtiment Caviole et permettra d’alimenter des véhicules électriques de la flotte de la collectivité.
*La réhabilitation du gymnase Henri-Thamier, par ailleurs connecté au réseau de chaleur à bois du quartier de Cabessut, a été cofinancée par l’Union européenne (FEDER : 89 590 €), par l’État (TEPCV et DETR : 197 337 €) la Région Occitanie (10 150 €).
- >>> Renforcer la performance énergétique du bâti ancien et reconstruire la ville sur la ville
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Le 25 novembre 2020, le Grand Cahors a reçu le Prix Énergie et Environnement du Grand Prix des maires RMC, pour le projet du bâtiment démonstrateur de la rue Saint-James et pour sa stratégie déployée en faveur de la performance énergétique du bâti ancien dans le cadre du programme global Enerpat (Energie et Patrimoine).
Ce projet de recherche consacré à l’éco-restauration du bâti ancien pour en améliorer sa performance énergétique permet de contribuer aux objectifs de la transition énergétique. En effet, il contribue à ramener des habitants au cœur de ville en proposant une offre de logements adaptée et à renforcer la filière locale, notamment dans la production de matériaux biosourcés. Ces derniers sont issus de la matière organique renouvelable (biomasse), d'origine végétale ou animale et peuvent être utilisés comme matière première dans des produits de construction.
Le projet du bâtiment démonstrateur s’est accompagné, entre 2015 et 2020, du versement de 52 primes Enerpat à l’éco-restauration, à hauteur de 2 000 €, destinées aux propriétaires occupants et aux bailleurs engagés dans un projet d’éco-réhabilitation de leur logement.La Ville de Cahors et le Grand Cahors ont choisi de limiter l’étalement urbain, consommateur en espace, en carburant et coûteux pour l’environnement, en privilégiant la réhabilitation du bâti et la régénération du foncier. Cette stratégie, qui s’accompagne de l’implantation ou de la rénovation d’équipements structurants (complexe cinématographique, centre universitaire, complexe sportif et aquatique, etc.) en cœur de ville, favorise la reconstruction de la ville sur la ville et intègre des actions de renaturation visant à conforter le retour de la nature en ville. Ce projet urbain singulier, à l’œuvre depuis 2010, place Cahors à l’avant-garde d’un mouvement de reconquête de nos centralités et de modération de la consommation de l’espace désormais acquis aux esprits à l’échelle nationale.
Le prolongement depuis 2020 de l’Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat Renouvellement Urbain (OPAH-RU) à Cahors et la mise en place de l’OPAH-RU multisites dans plusieurs communes de l’Agglomération (Catus, Bellefont-La Rauze, Douelle, St-Géry-Vers) ont déjà permis de réhabiliter plus de 900 logements depuis 2015, dont 150 logements sortis de vacance, et d’améliorer le confort thermique et la qualité de vie de ceux qui les occupent.Afin de lutter contre la précarité énergétique, la Ville de Cahors et le Grand Cahors ont accompagné les projets de réhabilitation énergétique des résidences d’habitat social de la Croix-de-Fer, de Sainte-Valérie, de Valentré et de la gare, engagés par Lot Habitat. De même que les collectivités ont conduit une étude urbaine pour préparer la transformation du quartier de Terre-Rouge. La première opération consiste en une première phase de réhabilitation de la cité de Terre-Rouge dont les logements bénéficient d’une amélioration significative de leur performance énergétique.
