Tribunes libres

Conformément à l'article L.2121-27-1, un espace est dédié à l'expression de l'opposition municipale. Cet espace est défini par une délibération portant sur l'adoption par le Conseil municipal, conformément à l'article L.2121-8 du Code général des collectivité territoriales, de son règlement intérieur. 

Cahors Ensemble et Autrement

Chères et chers cadurciens,
Nous avons fait le choix de ne pas nous représenter aux prochaines élections.

Cette décision n'est pas un renoncement. Elle est le fruit d'une conviction profonde : la démocratie ne peut vivre sans débat, sans confrontation d'idées, sans espaces réels d'expression et d'écoute. Or, force est de constater que les conditions d'un débat démocratique sincère et équilibré n’ont pas toujours été réunies. La première partie du mandat fut dogmatique et sans grand intérêt, et même si le nouveau maire a largement contribué à l’amélioration de l’émergence de nos idées, poursuivre n'avait pas de sens. Gouverner, représenter, s'engager, ce n'est pas seulement exercer un mandat, c'est accepter la contradiction, nourrir la discussion et respecter l'intelligence collective. Nous avons toujours cru que l'engagement politique devait servir à élever le débat, non à l'éteindre. C'est fidèle à cette exigence que nous avons choisi de ne pas nous représenter. Nous restons profondément attachés aux valeurs démocratiques, et nous continuerons à les défendre, ensemble, autrement, avec la même détermination. Nous en profitons pour remercier toutes et tous les cadurciens qui nous ont soutenu et qui, nous l’espérons se sont sentis représentés pendant ces 6 ans. Soyez certains que nos idées n’ont pas été vaines, puisque certaines d’entre elles sont aujourd’hui reprises par le candidat de la majorité municipale, comme par exemple, l’heure de gratuité pour le stationnement, les équipements dissuasifs des policiers municipaux ainsi que l’extension de la vidéo surveillance, ou encore le développement économique. 

Thierry LORIN, Thierry DEBREUX, Cécile CISSE LESCURE – Cahors Ensemble et Autrement

Publiée le 02/03/2026

Cap à Gauche

Perspectives 

Le budget de l’Etat 2026 va entériner une fois de plus la baisse des dotations aux communes, affaiblissant la capacité d’action locale. Or face au dérèglement climatique, à la crise sociale, ce sont les villes qui agissent en première ligne. Planter des arbres, désimperméabiliser, créer des ilôts de fraîcheur, préserver l ‘eau, renforcer les espaces verts c’est tout cela qui protège concrètement la population. Investir dans des services publics locaux solides comme les centres municipaux de santé, mutuelle communale, dispositifs de solidarité alimentaire de qualité, etc…
Parmi les autres préoccupations des habitants figurent en bonne place le prix du repas à la cantine, la possibilité de se soigner sans avance de frais, d’être écoutés et de participer à la construction des solutions. Le logement est au coeur de tout. Sans toit stable, rien ne tient. Il faut défendre le parc social comme un bien commun. Quant à la sécurité, elle ne se résume pas à l’empilement de dispositifs répressifs, comme le port d’armes des policiers municipaux. Elle se construit par la présence humaine, l’école, le sport dès le plus jeune âge, la prévention, la culture, la santé, l’urbanisme. Si des progrès ont été réalisés avec la gratuité des transports Evidence, la fiscalité locale est bien trop lourde et les tarifs de l’assainissement et de la collecte des déchets trop élevés. D’autres choix sont possibles même si la commune ne peut pas, seule, réparer les dégâts de décennies de politique nationale de désengagement. Cap à Gauche a justifié sa présence dans un conseil municipal et communautaire trop peu attentifs aux espoirs des cadurcien•es. Parions que les nouveaux élu•es seront plus à l’écoute.

Gérard Iragnes – Cap à Gauche

Publiée le 02/03/2026

Cahors en Transition

Si tu vois tout en gris, déplace l’éléphant.

En République les parlementaires parlementent et les conseillers conseillent, du moins en théorie. Dans le contexte, il est donc de bon ton de faire un point sur la gestion démocratique des affaires locales au travers du Conseil municipal.
Les élus de Cahors en Transition ont durant ces 6 années, et conformément au mandat que leur ont confié leurs électeurs, effectué leur travail d’opposition : interroger les choix de la municipalité, proposer des projets différents, réfuter ses affirmations ou encore contester ses décisions. Tout cela argumentaires à l’appui et sans polémiques politiciennes. Hélas les réponses de la majorité sont loin d’avoir été satisfaisantes tant son indifférence polie quasi-totale pour les élus minoritaires ont montré le peu de cas qu’elle faisait du débat d’idée.
Preuve en est que depuis le 8 décembre aucun Conseil municipal ne s’est tenu. Sauf urgence, d’ici l’installation de la nouvelle assemblée, nous passerons donc plus de 3 mois sans que soit réuni l’organe délibérant de la commune laissant ainsi la municipalité régner sans partage et rendant quasi-impossible de vérifier le bon fonctionnement de la collectivité.
À Cahors aucun sursaut démocratique ne frémit donc à l’aube des élections municipales : seuls les conseillers de la majorité conseillent et cela affaibli la recherche de la meilleure décision au profit de tous. Alors, à l’inverse de la continuité prônée par la majorité et son candidat opérons peut-être plutôt la rupture, le changement, la bifurcation vers un Cahors plus démocratique, plus enthousiaste et plus joyeux.
Chèr.e.s cadurcien.e.s, le mandat que vous nous avez confié il y a six ans touche à son terme. Avec les membres de Cahors en Transition, permettez-moi de saluer les agents de la collectivité qui œuvrent au quotidien avec professionnalisme et sens du service public et de vous remercier chaleureusement de votre confiance.

Isabelle Eymes – Cahors en Transition

Publiée le 02/03/2026