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Tribunes libres

Conformément à l'article L.2121-27-1, un espace est dédié à l'expression de l'opposition municipale. Cet espace est défini par une délibération portant sur l'adoption par le Conseil municipal, conformément à l'article L.2121-8 du Code général des collectivité territoriales, de son règlement intérieur. 

Cahors Ensemble et Autrement

Paradoxe et transparence

Depuis un an, le bilan écologique de la majorité est anecdotique mais très médiatique. La nouvelle commission extra-municipale du temps long est à la une. Elle se vante à grand renfort de communication de vouloir faire vivre la démocratie de proximité en associant davantage les citoyens. Celle-ci est présentée comme un outil de la participation citoyenne et censée garantir la prise en compte des questions écologiques et sociales dans le programme de la majorité.
Comment légitimer cette commission lorsque la majorité a décidé seule de tous les projets d'envergure tels que le CHAI, le cinéma ou le musée ? Quel paradoxe que de bâtir tant de lieux onéreux sans un volontarisme éco-responsable. Comment envisager que cette commission sera un lieu de démocratie participative alors que dogmatiquement les interventions et propositions des conseillers de l'opposition en commission ou en conseil municipal ne sont pas prises en compte ?
Comment penser que cette commission sera réellement un outil efficace de développement de la participation citoyenne quand certaines informations cruciales et obligatoires ne sont pas communiquées aux habitants ?
La loi NOTRe du 7 août 2015 a créé de nouvelles dispositions relatives à la transparence et à la responsabilité financière des collectivités territoriales.
Le rapport d'orientation budgétaire sur lequel est retracé toutes les informations relatives à la fiscalité, à l'endettement, au temps de travail des agents et les informations financières essentielles a vocation d’être mis en ligne sur le site Internet de la collectivité. S'agissant de l'agglomération, cet élément fait défaut pour l'année 2020. Curieuse omission car le taux du foncier bâti a été instauré à 3 % sur le Grand Cahors. Les faits sont têtus : sans une gestion saine, vertueuse et transparente, notre territoire ne pourra être maître de son destin.

Daniel Morer, Françoise De Meixmoron,  Thierry Lorin – Cahors Ensemble et Autrement

Publiée le 15/03/2021

Cap à Gauche

Emploi, écologie, solidarité. On essaie ?

Le taux de chômage à Cahors appelle à un engagement de toutes et de tous. Plus de 1 000 personnes sont privées durablement d’emploi. La situation, déjà critique, va se dégrader encore avec la crise sanitaire et ses répercussions sur l’économie.
Pourtant, la privation d’emploi de longue durée n’est pas une fatalité. Des solutions innovantes existent. Notre collectif Cap à Gauche a ainsi proposé lors de la campagne des municipales d’inscrire Cahors (et le Grand Cahors) au dispositif Territoire zéro chômeur de longue durée (TZCLD).
Ce dispositif permet d’agir au niveau local. Il finance des emplois de qualité, utiles à toute la population et non pourvus par le tissu économique local en utilisant ce que coute le chômage longue durée (aides, allocations…). Les activités créées participent à la cohésion sociale et l’écologie : recyclerie, agriculture urbaine, service à la personne.... Notre territoire deviendrait alors un laboratoire des métiers de demain, de la bifurcation écologique et solidaire.
En 5 ans, 100 emplois en moyenne ont été créés dans chacun des 10 territoires déjà engagés dans l’expérience. Ça donne envie de s’y lancer, non ?
Cap à Gauche a initié des rencontres avec des associations de la solidarité pour élaborer une stratégie commune en faveur d’un projet TZCLD. Une volonté semble bien présente et nous encourage à poursuivre notre engagement. Nous programmons un temps fort, au printemps, pour faire connaitre le dispositif et inviter les élus à se fédérer autour de ce beau projet.
Pour en savoir plus à ce sujet, retrouvez notre vidéo sur notre facebook ou www.capagauche2020.com.

Elsa Bougeard – Cap à Gauche

Publiée le 12/03/2021

 

Cahors en Transition

Penser les choses ensemble

La transition écologique expliquée à ma fille.
Ha… ma fille, cette fusée en carton pour ton doudou, vous ne la quittez plus depuis que vous l’avez fabriqué avec tes copains de la MJC ! Il y avait toi : le départ, l’idée. Puis tes amis : le plus âgé qui tenait le rôle d’ingénieur, de constructeur et le plus jeune qui voulait la décorer. A vous trois, vous aviez déjà compris les avantages de la co-construction.
Qu’est-ce que ça veut dire une démarche de co-construction ? C’est un projet qui au lieu d’être réalisé seul, est réalisé à plusieurs donc plus pertinent et plus cohérent. Par exemple, le carrefour que nous empruntons chaque jour pour aller à l’école et revenir à la maison aurait pu être mieux éclairé et doté de passages piétons. Si une marche exploratoire composée de parents, enfants, personnes âgées et urbanistes avait été organisée, chacun aurait pu apporter son point de vue et rendre cet endroit plus sécurisant. Pour votre fusée, tu as voulu modifier plusieurs choses, alors la discussion et les idées de tes amis ont permis de trouver des solutions adaptées.
Nous pourrions faire de même pour la ville, afin de trouver ensemble un plan de mobilité qui la rende inclusive, plus en accord avec la diversité des usagers. Nous pourrions aussi réfléchir ensemble à des alternatives aux énergies fossiles, afin de réduire notre empreinte carbone et d’être plus respectueux de la nature. Pour cela, il est nécessaire de se rencontrer, se découvrir, se retrouver autour de nos loisirs et intérêts communs. Ces lieux fédérateurs, par lesquels notre intelligence collective prend forme, existent : ce sont les associations. Nos vies ne se résument pas à notre métier, et les associations nous permettent d’agir ensemble, de faire de nous tous, les acteurs de notre vie en collectivité.

François Duchesne – Cahors en Transition

Publiée le 15/03/2021